Choisy-le-Roi — À l’initiative du Vénérable Michel Bujacil, responsable de la Pagode Dhammabhirom, une table ronde interreligieuse, académique et citoyenne d’une portée particulière s’est tenue sur un thème au cœur des démocraties contemporaines : « Justice, Liberté, Dignité humaine : sommes-nous tous réellement égaux devant la loi ? ». L’événement a rassemblé un panel diversifié composé de responsables religieux de multiples confessions, de juristes, d’universitaires et d’anciens diplomates, tous venus échanger sur l’application concrète des principes de justice et la préservation de l’État de droit.
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Les piliers fondamentaux de la confiance judiciaire
Au cours des interventions, les participants ont tenu à rappeler que la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires constitue le socle indispensable du pacte social. Cette confiance repose sur des piliers juridiques fondamentaux que sont l’égalité stricte de tous devant la loi, la présomption d’innocence, la proportionnalité des mesures coercitives et le respect absolu du droit à un procès équitable. Sans le respect scrupuleux de ces garanties procédurales, l’impartialité de la justice risque d’être compromise par des pressions extérieures, politiques ou médiatiques.
L’universalité des droits à l’épreuve des faits
Pour illustrer cette exigence d’impartialité, les intervenants ont évoqué le cas de la détention provisoire subie en République de Corée par Lee Man-Hee, président du mouvement religieux Shincheonji, un sujet également analysé dans un Article Massimo Introvigne sur les libertés religieuses. Cet exemple concret a servi de point de départ à une réflexion plus large sur l’universalité des droits fondamentaux et l’application des standards internationaux des droits de l’homme. Les participants se sont attachés à aborder cette situation sous l’angle strict des libertés civiles et du droit procédural, sans s’immiscer ni se prononcer sur le fond de l’affaire judiciaire en cours.
Vigilance permanente et défense des libertés de conviction
Les échanges ont mis en lumière le fait que l’État de droit ne saurait être considéré comme un acquis définitif ; il exige au contraire une vigilance permanente de la part des institutions comme de la société civile. L’objectif demeure de garantir la même protection et le même respect de la dignité humaine à chaque individu, quels que soient son âge, ses convictions philosophiques ou religieuses, sa nationalité ou son statut social. La liberté de religion et de conviction, tout comme le respect inaliénable de la personne humaine, ont été réaffirmés comme des principes cardinaux qui ne doivent souffrir d’aucune exception, y compris en période de crise ou de tensions sociétales.
La convergence des perspectives juridiques et spirituelles
La richesse des débats a résidé dans la croisée des approches juridiques, institutionnelles et spirituelles. Si les juristes et diplomates ont apporté un éclairage technique sur l’importance de l’indépendance de la justice et sur le rôle clé des traités internationaux, les représentants religieux ont insisté sur la dimension morale et éthique de la justice. Ensemble, ils ont souligné la responsabilité qui incombe à la société civile pour promouvoir le dialogue interconvictionnel et veiller au maintien des libertés fondamentales face aux risques d’arbitraire ou de discriminations ciblées.
Une déclaration commune pour sceller un engagement partagé
À l’issue de ces discussions, une déclaration commune a été rédigée et signée. Celle-ci réaffirme l’attachement solennel et indéfectible des participants aux valeurs de dignité humaine, d’égalité devant les juridictions et de liberté de conscience.
Autour du Vénérable Michel Bujacil, hôte de cet ensemble de discussions, sont intervenus plusieurs personnalités aux parcours complémentaires : Éric Roux, le Dr Mohamed Larbi Haouat, l’Imam Sylla Mahamadou, le Père Joseph Clochard ainsi que le Pasteur Paul Tanga. Par la diversité de leurs traditions et de leurs compétences respectives, ils ont offert un témoignage uni en faveur d’une justice juste, impartiale et protectrice des droits de chacun.



















